Parole d’un Guérisseur Sioux ~ Black Elk (Heȟáka Sápa)

Guérisseur

Apprends à danser avec l’obstacle,Ne te détourne pas de lui

N’essaie pas de fuir les difficultés,

Lorsqu’il rencontre un rocher sur sa route

Le fleuve ne remonte jamais en arrière,

Il le contourne en glissant,

Il joue avec lui comme le guérisseur qui murmure et enchante la blessure,

Ou bien il bondit comme une gerbe de Lumière…

Apprends à danser avec l’obstacle, si tu veux progresser…

« Héhaka sapa guérisseur sioux »

Le Bonheur « Lama Gendune Rinpoche »

Silhouette, group of happy children playing on meadow,

Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d’effort et de volonté

Mais réside là, tout près, dans la détente et l’abandon.

Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.

Tout ce qui s’élève dans l’esprit n’a aucune importance

Parce qu’il n’a aucune réalité.

Ne t’y attache pas.

Ne te juge pas.

Laisse le jeu se faire tout seul, s’élever et retomber, sans rien changer

Et tout s’évanouit et commence à nouveau sans cesse.

Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.

C’est comme un arc-en-ciel qu’on poursuit sans jamais le rattraper.

Parce qu’il n’existe pas, qu’il a toujours été là

Et t’accompagne à chaque instant.

Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises

Elles sont comme des arcs-en-ciel.

A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain.

Dès lors qu’on relâche cette saisie

L’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.

Alors, profites-en.

Tout est à toi, déjà.

Ne cherche plus.

Ne va pas chercher dans la jungle inextricable

L’éléphant qui est tranquillement à la maison.

Rien à faire.
Rien à forcer.
Rien à vouloir.

Et tout s’accomplit spontanément…

Lama Gendune Rinpoche

Vieille Légende Hindoue

Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.
Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre ».
Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et le trouvera ».
Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans ».
Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »
Alors les dieux mineurs conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour ».
Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »
Depuis ce temps là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui…

Légende Indienne

Aigle

Une vielle légende indienne raconte qu’un brave trouva un jour un
oeuf d’aigle et le déposa dans le nid d’une « poule de prairie ».
L’aiglon vit le jour au milieu d’une portée de poussins de prairie
et grandit avec eux.

Toute sa vie l’aigle fit ce qu’une poule de prairie fait
normalement. Il chercha dans la terre des insectes et de la
nourriture. Il caqueta de la même façon qu’une poule de prairie.
Et lorsqu’il volait, c’était dans un nuage de plumes et sur
quelques mètres à peine.
Après tout, c’est ainsi que les poules de prairie sont censées voler.

Les années passèrent. Et l’aigle devint très vieux. Un jour,
il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage.
S’élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants,
faisant à peine bouger ses magnifiques ailes dorées.

« Quel oiseau splendide ! » dit notre aigle à ses voisins.
« Qu’est-ce que c’est ? »

« C’est un Aigle, le roi des oiseaux, » caqueta sa voisine.
« Mais il ne sert à rien d’y penser à deux fois. Tu ne sera jamais un aigle. »

Ainsi l’aigle n’y pensa jamais à deux fois.

Il mourut en pensant qu’il était une poule de prairie.